Facultés universitaires Saint-Louis
 
 
 

722 - Séminaire : penser la communication • [2 Q.]
   
Professeurs : Patriarche Geoffroy ,De Meyer Luc
Type : Séminaire
Périodicité : Le séminaire se déroule au second quadrimestre, à raison de deux heures par semaine.
Objectifs : L'objectif général du séminaire est d'approfondir quelques grandes approches théoriques de la communication et des médias.

Un objectif plus concret est d'acquérir des compétences de lecture des textes scientifiques sur la communication et les médias. Les compétences visées sont, notamment :
• comprendre les textes, c'est-à-dire pouvoir saisir, déchiffrer même les arguments développés par l'auteur et les concepts qu'il utilise ;
• résumer les textes, c'est-à-dire expliquer, en des termes propres, les idées principales et la manière dont elles s'articulent. Il s'agit ici de pouvoir restituer la structure essentielle de l'argumentation tout en restant concis ;
• synthétiser plusieurs textes, c'est-à-dire, ici, proposer une vue d'ensemble de la thématique traitée, situer les textes les uns par rapport aux autres, expliciter les ressemblances et les différences entre des auteurs ou des courants, tirer les principaux enseignements empiriques, etc.

Le séminaire vise également à inciter les étudiants à adopter une attitude critique vis-à-vis des textes sur la communication et les médias. Ceux-ci ont souvent un statut indécis, entre l'hypothèse réfléchie et créatrice fortement argumentée et pouvant donner lieu à un minimum de vérifications et les discours idéologiques favorables ou défavorables à telle ou telle pratique ou technique de communication, mais peu réceptifs au questionnement critique. Plus généralement, il importe de pouvoir questionner les textes rencontrés, c'est-à-dire à la fois identifier les présupposés idéologiques d'un auteur, repérer sa position dans le débat scientifique, discuter les apports et les limites d'une réflexion ou d'une recherche, etc.

Enfin, le séminaire a également pour objectif de former les étudiants à un travail d'écriture, de présentation et de discussion qui répond aux exigences et aux méthodes des sciences humaines et sociales. Par conséquent, les étudiants seront amenés à exposer le fruit de leur réflexion, tant oralement que par écrit, et ces prestations feront l'objet de discussions collectives.
Prérequis : On suppose que sont assimilés tant le vocabulaire de base lié à la communication et aux médias que les grands fondements théoriques des études en la matière. On peut se référer aux ouvrages suivants, parmi d'autres :

BRETON Philippe, PROULX Serge (1996), L'explosion de la communication. Paris, La Découverte.

LOHISSE Jean, (2009), La Communication. De la transmission à la relation, 4ème éd. en collaboration avec PATRIARCHE Geoffroy et KLEIN Annabelle, Bruxelles, De Boeck.

MAIGRET Eric (2007), Sociologie de la communication et des médias, 2ème éd., Paris, Armand Colin.

MATTELART Armand, MATTELART Michèle (1995). Histoire des théories de la communication, Paris, La Découverte.

MEUNIER Jean-Pierre, PERAYA Daniel (2004), Introduction aux théories de la communication. Analyse sémio-pragmatique de la communication médiatique, 2ème éd., Bruxelles, De Boeck.
Contenu : Les études sur la communication et les médias se caractérisent, depuis leur développement dans la seconde moitié du 20ème siècle, par une forte hétérogénéité des objets de recherche et des approches théoriques et méthodologiques.

Le séminaire propose aux étudiants d'approfondir l'un des deux champs de recherche suivants :

a) l'analyse des discours (cette notion de discours doit être prise dans un sens très large qui peut comprendre tant les discours dits « médiatiques », « iconiques », voire « multimédiatiques »…).

b) l'analyse des publics (en ce compris les usagers des technologies de l'information et de la communication).

Chacun de ces deux champs a donné lieu à d'abondantes études basées sur des méthodes d'approches variées, de la sociologie des médias à la sémiologie ; de la pragmatique à l'anthropologie…
Dispositif : Les étudiants sont répartis en deux groupes selon la thématique de séminaire choisie (l'analyse des discours ou l'analyse des publics). La toute première séance est commune aux deux groupes.

Pour la deuxième semaine de séminaire, il est demandé aux étudiants de former des sous-groupes de 3 ou 4 personnes. Chaque sous-groupe réalisera deux tâches principales : une présentation orale et un travail écrit.

a) Une présentation orale

Pour la deuxième semaine de séminaire, chaque sous-groupe doit choisir, dans une liste de références imposées, un texte à travailler et à présenter oralement.

La prestation orale (qui ne durera pas plus de 40 minutes en tout) consistera en trois points. Il s'agira tout d'abord d'exposer le contenu du texte choisi, en faisant preuve d'un esprit de synthèse et d'une grande intelligibilité (l'exposé doit être compréhensible pour les étudiants qui n'ont pas lu le texte). Ensuite, les étudiants devront questionner le texte (cf. supra). Enfin, le sous-groupe veillera à lancer la discussion collective autour du texte traité, par exemple en soulevant des questions, en faisant état d'un débat au sein du sous-groupe, ou en établissant des liens avec d'autres textes ou même avec l'actualité de la communication et des médias.

Les étudiants doivent faire preuve d'une aptitude à communiquer oralement. Ils sont invités à s'aider d'un support visuel (transparents, présentation d'un diaporama (PowerPoint). En outre, chaque sous-groupe rédigera à l'attention des autres étudiants un résumé du texte présenté (maximum deux pages) en veillant à mettre en valeur les concepts clés et les idées importantes.

b) Un travail écrit

Indépendamment de la présentation orale, les étudiants devront formuler et développer une question de recherche en rapport avec la thématique du séminaire. Le travail devra se baser sur 3 ou 4 textes principaux (selon que le sous-groupe se compose de 3 ou 4 étudiants) dont 2 ou 3 au moins (selon la composition du sous-groupe) seront des recherches empiriques sur les discours ou les publics. Le travail mobilisera en outre d'autres sources bibliographiques nécessaires au traitement approfondi de ces trois textes (ici, les textes vus au séminaire peuvent venir en appui).

Une esquisse du travail écrit (maximum deux pages) sera remise à l'enseignant (date à déterminer). Elle contiendra une formulation provisoire de la question de recherche, un court résumé des textes choisis, quelques pistes de questionnement et un compte-rendu des principales difficultés rencontrées (celles-ci peuvent être théoriques, méthodologiques ou pratiques). Cette esquisse fera l'objet d'une discussion avec l'enseignant.

Le travail écrit proprement dit comprendra entre 15 et 20 pages. On y retrouvera les parties suivantes :
1/ une introduction incluant une question de recherche explicite ainsi qu'une explication sur le choix des textes et sur la méthode de recherche documentaire ;
2/ un résumé des trois ou quatre textes clés du travail (maximum 1/2 page de résumé par texte) ;
3/ un questionnement sur les textes choisis, ce qui peut consister à clarifier des notions problématiques, à repérer les positions respectives des auteurs dans le débat scientifique, à discuter les apports et les limites d'une réflexion ou d'une recherche, etc. ;
4/ les enseignements des textes au regard de la question de recherche. Ici, les textes consultés devront être synthétisés et, dans la mesure du possible, mis en relation avec les textes présentés par les autres groupes et d'autres sources bibliographiques ;
5/ une conclusion, avec un retour sur la question de départ et une explication des principaux apports du séminaire ;
6/ une bibliographie.

Le travail écrit en cours de finalisation fera l'objet d'une présentation et d'une discussion collective. Pour chaque travail, un groupe de discutants sera désigné et chargé de nourrir le débat.
Evaluation : L'évaluation comprendra trois volets :
- la participation au séminaire : 10 points ;
- la présentation orale (son contenu, sa forme) : 10 points ;
- le rapport écrit définitif : 20 points ;
- un examen oral (défense du travail écrit et maîtrise de la matière abordée) : 20 points.


Bibliographie : Ne sont repris ici que quelques articles ou ouvrages généraux sur les grandes approches du discours ou du public.

Penser les discours

BARTHES Roland (1957), Mythologies. Paris, Seuil.

BARTHES Roland (1964), « Rhétorique de l'image », in Communications n°4, pp. 40-51.

BOUGNOUX Daniel (1995), La communication contre l'information. Paris, Hachette.

BRETON Philippe (2000), La parole manipulée. Paris, La découverte.

CHARAUDEAU Patrick, MAINGUENEAU Dominique (dir.) (2002), Dictionnaire d'analyse du discours. Paris, Seuil.

ELLUL Jacques (1990), Propagandes. Paris. Economica.

GRICE P.H. (1979), « Logique et conversation », Communications, n°30, 57-72.

GUMPERZ John J. (1988) [1982], Discourse strategies. Cambridge, Cambridge University Press.

HALL E.T. (1973), Le langage silencieux, Paris, Mame.

LAKOFF George, JOHNSON Mark (1985) [1980], Les métaphores dans la vie quotidienne, Paris, Minuit, coll. « Propositions ».

PERELMAN Chaim (1977), L'empire rhétorique. Rhétorique et argumentation. Paris, Vrin.

REBOUL Olivier (1991), Introduction à la rhétorique. Théorie et pratique. Paris, PUF.

TODOROV Tzvetan (1981), Mikhaïl Bakhtine. Le principe dialogique suivi de Écrits du cercle de Bakhtine. Paris, Seuil, coll. “Poétique”.

TURNER Mark, FAUCONNIER Gilles (2002), The Way We Think. Conceptual Blending and the Mind's Hidden Complexities. New York, Basic Books.

Penser les publics

CHAMBAT Pierre (1994), « Usages des technologies de l'information et de la communication (TIC) : évolution des problématiques », Technologies de l'information et société, vol.6, n°3, pp.249-270.

ESQUENAZI Jean-Pierre (2003), Sociologie des publics, Paris, La Découverte.

JENSEN Klaus Bruhn, ROSENGREN Karl Erik (1992), « Cinq traditions à la recherche du public », Hermès, n°11-12, pp.281-310.

JOUËT Josiane (2000), « Retour critique sur la sociologie des usages », Réseaux, n°100, pp.487-521.

LE GRIGNOU Brigitte (2003), Du côté du public. Usages et réceptions de la télévision, Paris, Economica.

McQUAIL Denis (1997), Audience Analysis, Londres, Sage.

PATRIARCHE Geoffroy (2008), « Publics et usagers, convergences et articulations », Réseaux, vol. 26/147, pp.179-216.

PROULX Serge (dir.) (1998), Accusé de réception. Le téléspectateur construit par les sciences sociales, Paris, L'Harmattan.
Supports : Les étudiants auront à leur disposition un portefeuille de lecture et une bibliographie en lien avec les thématiques traitées dans le séminaire.
Langues : Les textes imposés sont en français mais les étudiants devront peut-être travailler sur des textes en anglais, en fonction de leur question de recherche ou des ressources documentaires disponibles.
ECTS :
programme de bachelier en information et communication pour porteur d'un titre de bachelier : Sciences politiques 5 crédits ECTS
deuxième année du programme de bachelier en information et communication : Base 5 crédits ECTS
deuxième année du programme de bachelier en information et communication : Trilingue français-néerlandais-anglais 5 crédits ECTS
deuxième année du programme de bachelier en information et communication : Bilingue français-anglais 5 crédits ECTS
deuxième année du programme de bachelier en information et communication : Bilingue français-néerlandais 5 crédits ECTS
deuxième année du programme de bachelier en sciences politiques, orientation générale : Base 5 crédits ECTS
deuxième année du programme de bachelier en sciences politiques, orientation générale : Trilingue français-néerlandais-anglais 5 crédits ECTS
deuxième année du programme de bachelier en sciences politiques, orientation générale : Bilingue français-anglais 5 crédits ECTS
deuxième année du programme de bachelier en sciences politiques, orientation générale : Bilingue français-néerlandais 5 crédits ECTS
troisième année du programme de bachelier en histoire : Sciences de la société contemporaine 6 crédits ECTS