|
|
|
Analyse et commentaire détaillé d’un poème de langue française (pratique et méthode)
(Isabelle Ost)
Quelques exemples : Ronsard, Sonnets pour Hélène, Livre II, « Quand vous serez bien vieille… » ; Hugo, Les contemplations, Livre IV, « Demain dès l’aube… » ; Baudelaire, Les fleurs du mal, « Correspondances » ; Rimbaud, Voyelles ; Mallarmé, Poésies, « Ses purs ongles … » ; Apollinaire, Alcools, « Nuit rhénane » ; Ponge, Le parti pris des choses, « L’huître » ; etc. (autres propositions à convenir avec l’enseignant). La démarche d’analyse suit globalement le schéma suivant : dans un premier temps il s’agira de démêler avec les élèves le sens général du poème tout en relevant le plus d’éléments spécifiques possible ; dans un deuxième temps, ces intuitions seront rassemblées pour former une hypothèse de lecture qui pourra alors être confrontée une nouvelle fois au texte pour terminer. Cette démarche ne s’appuie pas sur une méthode (grille d’analyse) définie préalablement et valable systématiquement, mais s’adapte aux particularités du poème, de façon à apprendre à l’élève à être attentif à la singularité du texte. Une présentation rapide de l’auteur sera donnée le cas échéant, et des éléments de versification ou de rhétorique pourront être abordés au cours de l’analyse, selon le poème travaillé et le niveau des élèves.
Commentaire et discussion autour d’une œuvre de Samuel Beckett (théâtrale, romanesque ou autre)
(Isabelle Ost)
Quelques exemples : « Bon Dieu, mais qu’est-ce qu’ils attendent ? Lecture de En attendant Godot » ; « Oh les beaux jours, un titre ironique ? » ; « Les « dramaticules » de Beckett : repenser le théâtre, déconcerter le spectateur » ; « ça, un film ? Film et autres films de Beckett » ; etc. Samuel Beckett est un auteur à la fois trop connu et méconnu, rangé abusivement dans la catégorie des écrivains de « l’absurde », peu opératoire pour comprendre son œuvre. Selon le texte (ou l’ensemble de textes) choisi en accord avec l’enseignant, on tentera de comprendre pourquoi cette étiquette ne fait pas droit à l’œuvre de Beckett et on recentrera le travail sur la portée novatrice de celle-ci au milieu du XXe siècle, dans un contexte littéraire et artistique de remise en question des formes de la représentation. Des problèmes de philosophie contemporaine pourront éventuellement être abordés pour éclairer l’œuvre s’ils trouvent leur place dans l’analyse et le cadre plus général du cours dans lequel cette leçon aura lieu.
Qui vit sans tabac n’est pas digne de vivre ou pourquoi Dom Juan doit-il mourir à la fin de la pièce ? (Lecture approfondie du Dom Juan de Molière, avec éventuellement une introduction au mythe)
(Isabelle Ost)
Une pièce étrange et atypique dans l’œuvre de Molière que ce Dom Juan… qu’une lecture trop rapide, concluant à la culpabilité de Dom Juan sur le plan moral, contribue à obscurcir plutôt qu’elle ne l’éclaire. Une lecture plus approfondie, au départ de cette curieuse ouverture qu’on appelle « l’éloge du tabac », se centrera sur la relation spécifique du couple Dom Juan-Sganarelle pour démontrer la symétrie de leur position quant à la double question de la dette et de la croyance – position qui régule dans la pièce tous les échanges, notamment les rapports de séduction. On verra alors comment cette pièce, qui suit de part en part une même logique, prend pleinement place dans son époque, emboîtant le pas aux profondes mutations économiques et sociales en cours.
Le face à face de l’homme et de la technique dans le roman contemporain (Lecture de romans comme L’appareil-photo et La télévision de Jean-Philippe Toussaint
(Isabelle Ost)
Face au développement exponentiel de nouvelles technologies, beaucoup de romans contemporains s’interrogent sur la place de la technique dans notre existence. Chez le romancier belge Jean-Philippe Toussaint, c’est une question récurrente, qu’il traite à la fois avec humour, ironie et une fausse désinvolture cachant une interrogation sur la confrontation entre le pouvoir (dimension normative de la technique) et le savoir (force de résistance subjective).
Modifications de la lecture à l'époque de la révolution numérique.
(Chiara Nannicini)
Le cours se propose d’analyser brièvement les différentes formes et matériaux que le livre a connus au cours de son évolution (papyrus, parchemin, papier, presse, CD rom) pour démontrer que les révolutions ont été nombreuses. Mais la dernière, la modification du livre à l’ère numérique, est en cours et nous concerne de plus près. On s’arrêtera donc sur les enjeux de la nouvelle lecture : comment lit-on un livre « en papier » et comment un texte sur un support informatique ? Qu’est-ce qui a changé ? Pourquoi le livre résiste-t-il ? Et qu’est ce que nous réserve l’avenir ?
Du livre au film. Les adaptations littéraires à l'écran.
(Chiara Nannicini)
Nous avons tous fait l’expérience de lire un roman et d’en voir l’adaptation cinématographique à l’écran, en éprouvant tour à tour de la déception ou de la satisfaction. Plus rare, mais très intéressant également, le phénomène inverse : le film d’abord, le roman qui l’a inspiré après. Pour mieux comprendre, nous allons découvrir ce qui se passe vraiment dans la transition d’un livre à un film, en décrivant quelques-uns des problèmes qu’un(e) scénariste rencontre lorsqu’il s’agit de transformer la matière écrite en image en mouvement.
|
|